Certains d’entre vous n’ont peut être jamais entendu parler du Darfour…cette région du Soudan où des centaines de milliers de personnes ont été tuées sauvagement depuis 2003.
Le véritable scandale est que personne n’en parle !!! Personne n’essaye de faire quoique ce soit pour faire arréter ça ! Les médias relayent l’information tellement modestement (une petite brêve de 15 lignes sur le site de TF1 de temps en temps) que l’on pourrait se demander si nous ne sommes pas tous responsables de ce qui arrivent là bas !
Amis bloggueur ! Il faut que vous puissiez relayer ces informations sur votre blog ! Si les médias ne veulent pas en parler car le sujet n’est peut être pas assez vendeur , ce sera donc à nous de lefaire !
L’un de mes amis d’enfance, Mahor Chiche, est Vice President du collectif Sauver le Darfour (en plus d’être l’un des dirigeants de SOS Racisme et élu chargé des droits de l’homme, à la mairie de Paris 19eme) qui essaye difficilement de faire passer ce message !
Je lui ai posé quelques questions simples qui vous permettront de comprendre en quelques lignes quelle est l’étendue du problème. A titre personnel, je suis dégouté que l’on ne fasse rien, que l’on traite d’un coup de boule pendant 15mn aux infos alors que pendant ce temps là, des gens se font égorger TOUS LES JOURS.
Sommes nous si égoistes ? C’est ça la société que nous avons voulu construire ? Avons nous de quoi être fier de cela ? En quoi notre vie devrait valoir plus que la leur ?
Interview:
Jeremie B: Qui êtes vous ?
Mahor Chiche: Sauver Le Darfour (SLD) est un collectif d’associations réunissant de nombreuses
associations et organisations politiques afin de mobiliser l’opinion publique
internationale en faveur d’une intervention en faveur des populations civiles
du DARFOUR.
JB: Où se trouve le Darfour ?
MC : Le Darfour est une province de l’Ouest du SOUDAN de 6 millions d’âmes, soit en
Afrique. Cette région est peuplée de nombreuses tribus musulmanes.
JB: Que s’y passe t’il ?
MC : Depuis 2003, on compte près de 300 000 morts, 230 000 réfugiés et plus de 2
millions de déplacés qui ne peuvent s’expliquer que par une politique de
nettoyage ethnique organisée par le pouvoir soudanais.
Le gouvernement soudanais s’en prend aux populations civiles des tribus
musulmanes noires du Darfour.
Khartoum arme les milices arabes Janjaweed qui volent, violent, pillent et tuent
aux cris de “Tuer tous les Noirs, tuez tous les esclaves”.
Les enquêteurs de l’ONU ont qualifié de crimes de guerre et crimes contre
l’humanité les exactions sur les populations civiles du Darfour.
Selon Kofi Annan, “le Darfour, c’est l’enfer sur terre“.
JB: Pourquoi personne n’en parle ?
MC :La communauté internationale se désintéresse du Darfour parce qu’il ne
représente aucun intérêt stratégique.
Les médias ne s’y intéressent pas car c’est loin, c’est en Afrique et peu
vendeur.
On a beaucoup de mal à faire connaître ce drame, on a besoin de la mobilisation
des personnalités et des citoyens pour rendre importante cette cause.
JB: Que peut on faire pour faire arrêter ça ?
MC : Aujourd’hui, il faut appliquer l’article 42 du chapitre 7 de la Charte des
Nations Unies, le Conseil de sécurité peut entreprendre, au moyen de forces
aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au
maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationale.
Pour faire cesser le génocide, l’ONU s’est malheureusement résignée à obtenir le
consentement du gouvernement soudanais ce que n’impose nullement la Charte des
Nations Unies.
Seule l’intervention des casques bleus permettrait de prévenir ou de réagir
contre les attaques sur les populations civiles du Darfour et de protéger les
travailleurs humanitaires afin qu’ils remplissent leurs missions en toute
sécurité.
JB: Que répondent les dirigeants politiques à vos appels ?
MC: Dominique De VILLEPIN vient de débloquer 4 millions d’euros pour le Darfour via
le programme alimentaire mondial. De nombreux parlementaires soutiennent la
mobilisation pour le Darfour en signant divers appels et en participant à nos
initiatives.
Il faut de toute urgence faire pression sur le Président de la République pour
qu’au sein du Conseil de sécurité, il presse la Chine et la Russie de voter une
intervention des casques bleus.